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Guinée : Les Forces Vives de Guinée rompent avec la junte et appellent à une mobilisation générale dès janvier 2025

Les Forces Vives de Guinée dénoncent la gouvernance autoritaire du CNRD et appellent à des manifestations pacifiques dès janvier 2025. Quel avenir pour la transition ?

Le paysage politique guinéen est en ébullition. Dans une déclaration incisive publiée le 25 décembre 2024, les Forces Vives de Guinée (FVG) annoncent une rupture définitive avec le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD). Cette coalition de partis politiques, d’organisations de la société civile et de mouvements citoyens reproche à la junte des dérives autoritaires et un mépris des engagements pris en faveur de la transition démocratique. Avec un appel à des manifestations pacifiques dès le 6 janvier 2025, les FVG s’érigent en porte-étendard d’un changement urgent, appelant à une transition civile. Cet article décrypte le contenu de cette déclaration et envisage les perspectives d’un pays à la croisée des chemins.

Analyse détaillée : Ce que dénoncent les Forces Vives de Guinée

1. Violations des droits humains et atteintes aux libertés fondamentales :

Les FVG accusent le CNRD d’interdire toute forme de contestation populaire et de museler les médias, compromettant ainsi le droit à l’expression et à la dissidence.

Les chiffres avancés sont alarmants : plus de 60 manifestants tués, des figures emblématiques de la lutte civile comme Foniké Mengué portées disparues, et des décès en détention (notamment ceux du général Sadiba Koulibaly et du colonel Pépé Guilavogui) dans des conditions suspectes.

2. Un détournement des objectifs de la transition :

La Charte de la Transition, censée guider le retour à un ordre constitutionnel, est jugée systématiquement bafouée. Les FVG dénoncent la volonté du président de la transition de briguer la magistrature suprême, une démarche contraire aux engagements pris auprès de la CEDEAO.

L’article 25 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, évoqué dans leur déclaration, met en exergue l’incompatibilité d’un tel acte avec la promesse de neutralité faite par les dirigeants de la transition.

3. Gestion calamiteuse des crises nationales :

Les tragédies de Kaloum (explosion le 17 décembre 2023) et de N’Zérékoré (1er décembre 2024) illustrent, selon les FVG, l’incompétence et l’irresponsabilité des autorités de transition. Ces événements tragiques sont interprétés comme des symboles d’un État défaillant.

4. Un effondrement socio-économique :

Les détournements de fonds publics, la corruption galopante et l’incapacité à répondre aux besoins essentiels de la population aggravent la situation déjà fragile. L’extrême pauvreté, couplée à des infrastructures délabrées, accentue le sentiment de désespoir dans le pays.


Les revendications et propositions des Forces Vives de Guinée

Les FVG articulent leur démarche autour de trois axes majeurs :

1. Fin de la légitimité de la junte à compter du 31 décembre 2024 :

La coalition annonce qu’elle ne reconnaîtra plus le CNRD comme autorité légitime au-delà de cette date, marquant ainsi une rupture officielle.

2. Mise en place d’une transition civile dès janvier 2025 :

Les FVG appellent à une transition pilotée par des acteurs civils, estimant que la junte militaire a failli à sa mission de garantir un retour à l’ordre démocratique.

3. Mobilisation nationale et pacifique dès le 6 janvier 2025 :

Un calendrier de manifestations est annoncé, débutant dans le Grand Conakry avant de s’étendre aux préfectures de l’intérieur du pays.


Projections et scénarios : Que pourrait-il se passer ensuite ?

1. Une montée en puissance des mobilisations populaires :

Si les FVG parviennent à mobiliser massivement, la junte pourrait se retrouver dans une position d’isolement face à une contestation généralisée. Cela pourrait forcer des concessions ou une répression accrue, amplifiant les tensions.

2. Le rôle clé de la communauté internationale :

La CEDEAO, qui joue déjà un rôle dans les transitions régionales, pourrait exercer une pression accrue pour forcer le CNRD à céder le pouvoir. Des sanctions ciblées ou un gel de l’aide internationale pourraient être envisagés.

3. Le risque d’une impasse politique :

Si les manifestations peinent à gagner en ampleur ou si le CNRD persiste dans sa posture autoritaire, le pays pourrait s’enliser dans une crise prolongée, exacerbant les divisions internes et les défis socio-économiques.

4. Un scénario de rupture négociée :

Sous la pression nationale et internationale, une transition négociée pourrait voir le jour, impliquant des acteurs civils et militaires dans un cadre de concertation élargi.


Conclusion

La déclaration des Forces Vives de Guinée marque un tournant dans la trajectoire politique du pays. En rejetant la légitimité du CNRD et en appelant à une transition civile, elles font écho à une exaspération populaire face à des promesses de transition non tenues. Cependant, la réussite de leur démarche dépendra de leur capacité à mobiliser durablement, tout en évitant les dérives violentes. Les semaines à venir seront décisives pour l’avenir de la Guinée, à la croisée des chemins entre rupture et continuité.

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