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Côte d’Ivoire et pays de l’AES : deux trajectoires sécuritaires opposées en Afrique de l’Ouest

🌍 En Afrique de l’Ouest, les transitions s’enchaînent, les peuples résistent et l’avenir s’écrit à la plume de la souveraineté. Farafinet.info donne la parole aux voix du terrain, celles qui vivent l’Afrique, la pensent, et la bâtissent, loin des plateaux d’illusion.

Côte d’Ivoire et pays de l’AES : deux trajectoires sécuritaires opposées en Afrique de l’Ouest

Alors que l’Afrique de l’Ouest demeure l’un des épicentres mondiaux de la violence armée liée aux groupes djihadistes, la trajectoire sécuritaire de la Côte d’Ivoire contraste nettement avec celle des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette divergence ne relève ni du hasard ni du discours politique, mais résulte de choix stratégiques distincts, observables à travers les faits, les tendances et les résultats mesurables sur le terrain.


Une rupture nette depuis 2016 sur le territoire ivoirien

L’attaque terroriste de Grand-Bassam en mars 2016 marque un tournant décisif dans la doctrine sécuritaire ivoirienne. Depuis cet événement, aucun attentat djihadiste de grande ampleur n’a été enregistré sur le territoire national. Cette continuité sécuritaire, rare dans la sous-région, constitue un indicateur central de performance.

La réponse ivoirienne s’est articulée autour d’un triptyque clair : anticipation, renseignement et contrôle territorial. Plutôt que d’attendre l’implantation de groupes armés, les autorités ont privilégié une stratégie préventive, visant à neutraliser les menaces avant leur structuration.

Frontières nord : contenir plutôt que subir

Les zones frontalières avec le Mali et le Burkina Faso ont fait l’objet d’une attention particulière à partir de 2020, notamment après les attaques de Kafolo et de Téhini. Ces événements ont confirmé la porosité régionale, mais aussi la capacité des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) à empêcher toute installation durable de groupes armés.

Dans la région du Bounkani, plusieurs tentatives d’incursion ont été signalées entre 2020 et 2022. Elles ont donné lieu à des opérations ciblées, combinant ratissage, surveillance et coopération interservices. À ce jour, aucune zone ivoirienne n’est passée sous contrôle insurgé, contrairement à ce qui est observé dans plusieurs régions sahéliennes.

Prévention environnementale et zones sensibles

Des espaces naturels stratégiques, tels que le parc national de la Comoé, ont également fait l’objet de mesures de surveillance renforcées. Des signaux d’infiltration ont conduit à des opérations préventives, inscrites dans une logique de sécurisation durable plutôt que de communication politique.


Pays de l’AES : une conflictualité persistante

À l’inverse, le Burkina Faso, le Mali et le Niger figurent depuis plusieurs années parmi les pays les plus touchés au monde par le terrorisme armé. Les données issues de multiples observatoires internationaux convergent vers un constat : la violence y demeure diffuse, prolongée et structurelle.

Le Burkina Faso, en particulier, concentre une part significative des attaques et des victimes enregistrées à l’échelle mondiale. Malgré des réorganisations institutionnelles et des changements d’alliances militaires, la tendance générale reste marquée par une aggravation de l’insécurité pour les populations civiles.

Alliances militaires et efficacité opérationnelle

La comparaison met en lumière un contraste fondamental dans l’approche des partenariats sécuritaires. La Côte d’Ivoire a maintenu une coopération structurée avec plusieurs partenaires internationaux, notamment dans les domaines du renseignement, de la formation et de la logistique.

Dans l’espace AES, la redéfinition des alliances n’a pas encore produit d’amélioration tangible de la sécurité quotidienne. Si certaines coopérations ont contribué à la stabilité politique des régimes en place, leur impact opérationnel sur la réduction de la violence reste difficilement mesurable à ce stade.

Une hiérarchie régionale qui se dessine

Sur le plan comparatif, l’armée ivoirienne est aujourd’hui perçue par de nombreux analystes comme l’une des forces les plus structurées et efficaces d’Afrique de l’Ouest, juste derrière le Nigeria. Cette position s’inscrit en cohérence avec le poids économique du pays et sa capacité à investir durablement dans la défense.

La montée en puissance des FACI, tant sur le plan humain que matériel, s’effectue dans un contexte de stabilité institutionnelle, facteur déterminant dans la conduite d’une politique sécuritaire de long terme.


Conclusion

En Afrique de l’Ouest, la sécurité ne se décrète pas, elle s’évalue. L’expérience ivoirienne démontre qu’une stratégie fondée sur l’anticipation, le renseignement et la coopération peut produire des résultats durables. À l’opposé, la persistance de la violence dans l’espace AES rappelle que la guerre asymétrique ne se gagne ni par la seule rhétorique ni par le changement de partenaires, mais par une cohérence stratégique éprouvée dans le temps.

— La rédaction de Farafinet.info

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